11 mai 2017

Peut-on juger une oeuvre d'art ?

Aujourd'hui je me lance dans un article un peu philosophique en posant la question est-il possible de juger une oeuvre d'art ? On a souvent tendance à dire que l'art est subjectif alors difficile de juger... 

Après qu'est-ce qu'un jugement au fond ? On n'est même pas capable de juger si on y réfléchi bien. On se dit "j'aime" ou "je n'aime pas". C'est facile de dire j'aime ou je n'aime pas. Les amateurs se contenteront de ce type de phrase. Ils ne jugent pas l'oeuvre, donc.
Les "connaisseurs" en art parleront du contexte historique ou du mouvement artistique auquel appartenait l'artiste histoire d'épater un peu la galerie mais cela reste toujours hermétique à l'oeuvre.
Puis vient un autre cas de figure: celui des moutons. C'est-à-dire que dans la société on dit de telle ou telle l'oeuvre qu'elle est "incontournable" alors tout le monde le répète pour ne pas passer pour un inculte. Les "on dit".

Finalement suite à cette rapide analyse, une oeuvre d'art est ce qui plaît au public pourtant beaucoup de publics sont en désaccords. Et c'est là qu'apparaît l'incompatibilité. On ne peut donc pas s'en remettre au public parce qu'il n'y a pas de jugements rationnels. Comme on l'a dit, la plupart des gens répondront "j'aime" ou "je n'aime pas". On est face à un jugement esthétique.
C'est ce qu'on appelle le relativisme. On juge de notre point de vue, si tel tableau nous est agréable ou pas. Le beau dépend de la subjectivité de l'opinion commune et cela rend tout jugement "rationnel" impossible. D'une part, on ne fait pas de différence entre les oeuvres. Par exemple, on accorde autant de valeur à un dessin d'enfant qu'à un tableau de maître. D'autre part, on n'a plus de limite quant à ce qui est de l'art ou pas puisque un aspirateur peut valoir autant qu'une symphonie, par exemple.

On ne peut qu'émettre une opinion subjective: cela plaît ou cela ne plaît pas. Vous connaissez tous l'artiste Ben, j'imagine. Ben écrit des petites phrases qui sont ensuite reproduits sur des objets (stylos, agendas). Comment pourrait-on juger cela ? L'art s'adresse à la subjectivité du spectateur et cela va déclencher en lui des émotions. Ces émotions que l'oeuvre provoque chez une personne lambda seront-elles les mêmes chez tous les spectateurs ? Et est-ce que ce seront ces mêmes émotions que l'artiste a ressenti ? C'est impossible de savoir ce que les êtres humains pensent et ressentent car nous ne sommes pas dans leur tête. 

Pour juger une oeuvre d'art, il faudrait remplir certaines conditions qui ne font pas directement appel à la subjectivité. Il faut pouvoir se référer à des critères qui aient une valeur objective comme la contemplation que doit permettre l'oeuvre et que le spectateur prenne de la distance face à ce qui lui est proposé. C'est-à-dire que le paysage du tableau renvoie au "paysage de l'artiste", à ce que l'artiste s'est représentée dans son esprit et non ce que le tableau montre littéralement.

Juger une oeuvre d'art est possible mais délicat et à condition de connaître les conditions sur lesquelles se baser. 





3 mai 2017

Repro-tableaux.com ou le Musée Imaginaire d'André Malraux

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Musée_imaginaire


1- Qu'est-ce que le Musée Imaginaire de Malraux ?

Malraux place en effet la photographie d’œuvre d’art au cœur de sa méthode : elle est le principal instrument de sa rhétorique. A la fois féconde et complexe, cette rhétorique visuelle lui permet de fonder une nouvelle conception de l’art, un nouveau musée. Cet espace – le Musée imaginaire – n'est pas seulement une idée-force mais aussi une aventure visuelle sans précédent. « J’appelle Musée imaginaire la totalité de ce que les gens peuvent connaître aujourd’hui même en n’étant pas dans un musée, c’est-à-dire ce qu’ils connaissent par les reproductions, (…) les bibliothèques », déclare Malraux. 
Il définit le Musée Imaginaire comme un lieu mental mais il a une base matérielle, la reproduction née de la photographie et de l'imprimerie et si l'on reste dans l'optique "spirituelle", ce n'est qu'un moyen de pallier les problèmes de mémoire. 

Le musée imaginaire est d'une certaine façon, pour Malraux, l'annonce, la prédiction des mutations des rôles des musées, de l'essor du monde de l'image et de la naissance d'Internet. La période 1850-1929 correspond à un courant au cours duquel la photographie a connu de larges transformations, tant dans sa technique que dans son insertion dans la vie quotidienne. C'est la capacité qu'apporte non plus seulement le voyage à travers les continents mais désormais la photographie, et plus largement l'audiovisuel, de représenter dans un espace restreint. 


2- En quoi Repro-taleaux.com peut être considéré comme la réalisation du Musée Imaginaire de Malraux ?

Pour la petite anecdote, en 1945-46, alors ministre de l’Information dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle, Malraux décide de diffuser sur le territoire français, à des fins d’éducation, une centaine de reproductions de chefs-d’œuvre. De ce projet, seules deux reproductions voient le jour : le Moulin de la Galette d’Auguste Renoir et un détail du cycle de la Sainte-Croix (à Arezzo) de Pierro della Francesca. A noter que la présence de toiles originales à côté des reproductions témoignent de la valeur que Malraux accorde à la reproduction d'oeuvres d'art. 


Aujourd'hui, grâce à Repro-tableaux.com, Malraux aurait pu diffuser autant de reproductions d'oeuvres d'art qu'il l'aurait souhaité afin de permettre l'apprentissage de l'art et le développement des sensibilités artistiques. D'autant plus qu'il est désormais possible de mettre les images sur ordinateur. 

Repro-tableaux.com serait l'achèvement du Musée Imaginaire puisqu'un musée, au premier sens du terme, ne peut accueillir la totalité des oeuvres et la possibilité d'accéder à cette totalité implique d'avoir recourt à la reproduction photographique. 

3- Le Musée Imaginaire permet à l'original de retrouver toute son épaisseur

Malraux estime que la reproduction ne nuit pas à l'oeuvre d'art mais au contraire, lui permet de retrouver toute son épaisseur. La preuve, lorsque, comme je l'ai mentionné précédemment, il a diffusé deux reproductions alors qu'il était ministre. Cela ne rentre pas dans la dimension "philosophique" du terme mais en tout cas c'est un moyen de valoriser la reproduction d'oeuvres d'art. 

Malraux dit: "Combien de sculptures nous touchent moins que les photos, combien ont été révélées par celles-ci ?" A tel point que le musée commence à ressembler au Musée Imaginaire: les statues y sont de moins en moins groupées, de mieux en mieux éclairées et la pista Rondanini et Michel-Ange, au château Sforza, semble, attendre ses photographes. 


Grâce à la reproduction, quelle que soit sa forme, aujourd'hui on peut remodeler une oeuvre d'art à notre gré et faire naitre une certaine "épaisseur" chez elle qu'on ne lui connaissait pas. 

Et si la reproduction ne s'imposait-elle pas comme une nouvelle forme d'art à part entière justement grâce à aux nouvelles techniques de reproductions ? 
En effet, il faut aussi noter que la reproduction a le pouvoir de rendre l'art plus accessible puisque le spectateur a accès aux images en permanence aujourd'hui même si elles lui rappellent à la fois l'absence de l'original. Paradoxalement, le spectateur a l'impression que l'art lui est plus accessible. 

Si on part de plus loin, l'aura d'une oeuvre d'art, c'est quoi ? C'est le "hic" et le "nunc", c'est-à-dire "ici" et "maintenant". Le "ici" se comprend comme le lien que l'oeuvre entretient avec son lieu d'exposition. Si on interprète la théorie, cela signifie que l'accès à l'oeuvre est finalement restreint puisqu'il faut se rendre dans un lieu précis pour la voir. La reproduction ne conserve peut-être pas l'aura d'une oeuvre mais elle l'a rend accessible à tous et lui redonne de son épaisseur. Le Musée Imaginaire, comme il est définit, permet de s'imaginer tout ce qu'on veut sans forcément être dans un musée, parce que pour Malraux, être dans un musée dépasse la définition classique qui revient à la mise à disposition auprès du public d'objets ou d'oeuvres d'art. C'est quelque chose de mental comme le disait de la peinture Léonard de Vinci. 

Sources :
https://www.artpress.com/2012/02/10/lart-en-images-andre-malraux-linvention-du-musee-imaginaire/
https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/220/files/2010/09/Mémoire_M2_S.Bachelier.pdf
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24 avril 2017

Bien photographier les oeuvres d'art

Pour pouvoir fabriquer de belles reproductions, il faut avoir à disposition de belles photographies des tableaux et oeuvres originales. Avoir de belles photos ne suffit pas seulement à faire de belles reproductions mais à présenter notre travail: site internet, notamment. Ou l'artiste lui-même peut souhaiter créer une réplique photo destinée à un communiqué de presse, un catalogue, par exemple.

Aujourd'hui je vais aborder un thème un peu plus technique en vous donnant quelques petits conseils pour bien photographier vos tableaux. Pas de panique, si j'écris cet article c'est parce que l'on est pas nécessairement des professionnels de la photo mais que l'on peut se permettre de faire de belles photographies en respectant quelques règles fondamentales.

On peut choisir de photographier ses tableaux en intérieur ou en extérieur.
Je vais vous expliquer brièvement comment procéder.

  • Photographier vos tableaux en intérieur 
Il est évident que la lumière artificielle est plus facile à contrôler que la lumière du jour. Deux lumières situées à quelques mètre et égale distance sur chaque côté du tableau, éclaireront sa surface de façon régulière (comme l'illustre l'image ci-dessous)


Pour éviter les reflets, il faut placer les lumière à hauteur du tableau ou au dessus et éviter d'avoir une fenêtre face au tableau ou des objets qui seraient réfléchis dans le brillant de la surface peinte. 

  • Photographier vos tableaux en extérieur 
Pour commencer, il vaut mieux photographier vos tableaux à l'extérieur par beau temps ou ciel blanc mais pas nuageux. De préférence, entre 10h et 15h car avant et après la lumière est dorée. La lumière naturelle extérieure donnera un meilleur rendu qu'à l'intérieur avec un flash.
Faites attention au positionnement de l'oeuvre. En effet, il faut éclairer l'oeuvre de façon à ce qu'il n'y ait aucune ombre sur sa surface. Trop d'ombre rendrait les couleurs froides et bleues et les emplacements trop ensoleillés donneraient des couleurs trop vives et jaunes.

  • Utiliser un trépied photo
Vous aurez plutôt intérêt à utiliser un trépied pour stabiliser votre appareil et réaliser un bon cadrage. Si vous n'en n'avez pas, prenez une chaise ou un tabouret à hauteur du tableau.

  • Positionner l'appareil 
Il faut qu'il soit en face du centre du tableau, assez logique. pour ne pas faire "au pif", je vous conseille de coller des bandes ruban au sol (et les masquer) qui formeront un "T". 
C'est-à-dire que une sera en face du tableau et l'autre perpendiculaire à cette dernière qui représente l'axe au-dessus duquel sera placé l'appareil.

  • Positionner la toile 
Normalement vous devriez avoir un chevalet, vous l'utiliserez donc pour fixer le tableau verticalement. Une autre petite astuce: mettez une planchette dans la rigole du chevalet afin de rehausser le tableau, que la base ne soit pas cachée par le support.

  • La prise de vue 
Ayez un bon angle de prise de vue. Il faut donc bien centrer la caméra sur le tableau et incliner la caméra selon l'inclinaison du tableau. Par ailleurs, vérifier les réglages "ISO" de l'appareil (sensibilité des capteurs) et pour éviter l'effet du "bruit", réglez la sensibilité des "ISO" en sélectionnant un petit nombre. Je vous recommande un ISO de 200 pour photographier les tableaux.

  • Retirer la vitre du tableau 
Ensuite, il est préférable de retirer le tableau de son cadre et d'enlever le vitrage de protection afin d'éviter les reflets qui seront inévitables.

  • Ne pas mettre de flash 
Et contrairement aux idées reçues, le flash c'est comme les antibiotiques, ce n'est pas automatique. Oui, parce que le commun des mortels a tendance à croire que le flash c'est magique. Mais non, il faut éviter de le mettre car il y a aura des points lumineux sur la photo qui seront impossible à corriger.

  • Vérifier que les bords soient parallèles 
Veillez à cadrer votre image sur les bords du tableau et qu'ils soient parallèles.
Sélectionnez la qualité d'image la plus fine en 300 dpi.

  • La partie "post-production"
Archivez les photos dans l'ordinateur, puis intitulez votre dossier du nom de l'oeuvre qu'il contient et sélectionnez les photos que vous souhaitez retoucher à l'aide de Photoshop ou autre logiciel de traitement de l'image.

Voici une image qui résume de façon schématisée ce que j'ai décrit:



A vos appareils !



13 avril 2017

Décoration: comment adopter le bleu pour cet été ?

Les couleurs constituent l'essence même de l'atmosphère. Quel que soit l'endroit où l'on se trouve, l'atmosphère agit instantanément sur nous. Cela peut aussi bien inspirer de la fraîcheur et de la gaieté que de la morosité. Ce n'est pas forcément la taille ou la forme d'une pièce qui font ce qu'elle est mais les couleurs qu'on choisit d'y mettre.

Lorsqu'on parle couleurs, on a tendance à penser uniquement à la couleur des murs, qui, je vous l'accorde, reste un élément capital mais on peut très bien penser aux accessoires de décoration. Et vous vous doutez bien de ce dont je veux parler: les tableaux, bien sûr ! Et en vue de l'été qui approche, j'ai choisi des oeuvres issues de la collection "Un air maritime" disponible sur: https://fr.pinterest.com/reprotableaux/un-air-maritime/.

Le bleu est une couleur qui se fondra à merveille dans le décor de votre maison en cette période estivale qui approche à grands pas car elle est symbole de fraîcheur, de beauté et d'éclat.
Cela dit, le bleu est une teinte plus complexe qu'il n'y paraît car elle peut être couleur du ciel ou de la mer mais aussi du froid et de la tristesse. Aujourd'hui le bleu se combine très bien avec plusieurs pièces de la maison, notamment dans la chambre de ceux qui ont du mal à s'endormir car c'est aussi une couleur sédative ou dans la salle de bain puisqu'il rappelle l'eau. En revanche, cette teinte est à éviter dans la cuisine ou la salle à manger ne correspondant pas du tout à l'aspect "alimentaire".

Le bleu connote le ciel et la mer et il symbolise le rêve, la sérénité, la fraîcheur, l'harmonie avec l'environnement qui nous entoure et surtout le voyage ! Le mélange parfait pour accueillir l'été ! Le bleu est recommandé pour tous ceux qui aimeraient que les pièces paraissent un peu plus grandes. Si vous choisissez des oeuvres ayant le bleu foncé comme couleur dominante, il est préférable de trancher avec du blanc ou du beige. En revanche, notez que le bleu ciel (turquoise, cyan) se marie à la perfection avec le marron et le gris minéral, combinaison idéale pour la chambre ! 






Optez pour un moment créatif en choisissant des oeuvres sur http://www.repro-tableaux.com que vous accrocherez à vos murs. Non seulement vous donnerez du cachet à la pièce mais ce sera aussi l'occasion d'y ajouter votre touche personnel.

Et pour mieux vous orienter dans vos choix, http://www.repro-tableaux.com trie les tableaux par couleurs pour vous ! Vous pouvez aussi lancer voter recherche en combinant jusqu'à cinq couleurs. Si vous voulez que vos reproductions combinent avec la couleur de vos murs, recherchez la couleur dominante de votre pièce afin de trouver des tableaux avec des nuances similaires. 

A vous de jouer ! 

7 avril 2017

Donnez vie à votre cuisine avec une touche d'art !

Si je vous dis qu'au même titre que le bleu, une touche d'art dans votre cuisine serait aussi annonciateur de la période estivale, vous ne me croiriez pas, n'est-ce pas ?
Tout simplement parce qu'on pense automatiquement qu'un tableau doit être accroché au dessus du canapé ou de la cheminée dans le salon ou dans un couloir.

Ne nous voilons pas la face, beaucoup de cuisines sont rustiques ou démodées probablement parce que nombreux sont ceux qui pensent que cette pièce n'a pas d'utilité "esthétique". Ces cuisines peuvent recevoir une touche de modernité et devenir plus lumineuse et conviviale sans forcément passer par une métamorphose radicale grâce à nos reproductions de tableaux. Cela reste malgré tout une pièce maîtresse de la maison alors autant qu'elle soit agréable à vivre !

Une touche de couleur ne peut pas lui faire de mal et à vous non plus, au passage !
Donnez vie à vos murs en allant sur http://www.repro-tableaux.com ! Vous aurez l'embarras du choix en matière de natures mortes ou d'illustrations de fruits et légumes. Et en été c'est carrément l'idéal pour faire revivre la pièce. Comme vous le conseille la petite astuce déco sur http://www.repro-tableaux.com/a/art-dans-votre-cuisine.html, rajouter de vraies plantes sous votre oeuvre sera la cerise sur le gâteau !



6 avril 2017

En quoi la numérisation de l'image est-elle importante dans le travail de reproduction ?

Le sujet dont je vais vous parler aujourd'hui est un peu plus technique que d'habitude. Comme je l'ai expliqué dans un précédent article, trois étapes de bases sont nécessaires à la reproduction d’oeuvres d’art: la capture de l’image, le traitement de l’image et l’impression de l’image. 
On trouve des critiques à foison de la part des internautes quant à la capture de l’image dans le cadre de la reproduction de tableaux; à savoir si les images qui figurent sur le site sont celles qui sont réutilisées à l’impression, surtout en termes de qualité. C’est pourquoi, à travers cet article, je vais vous expliquer ce qu’implique la numérisation de l’image dans le cadre du travail de reproduction. On verra que dans tous les cas de figure, il faut faire des compromis pour obtenir le meilleur « rapport poids/qualité » de l’image. Cela dépend essentiellement du type de fichier à numériser et de l’usage auquel il est destiné. 

Quelques définitions pour s'échauffer... 

Qu'est-ce que la numérisation ? 

La numérisation consiste à créer une copie en mode image à partir d’un document physique existant (texte, image). Si on veut jouer sur les mots, ils ne faut pas confondre les documents « numérisés » avec les documents appelés « informatiques » qui sont crées dès l’origine sur l’ordinateur. 

A quoi sert la numérisation ? 

Je vais brièvement énumérer ses principaux intérêts: 
  • Stocker un volume important d’informations sur un disque dur, par exemple.
  • Sauvegarder des documents physiques abimés.
  • Mettre en ligne un document physique (l’envoyer par mail notamment).
  • Détruire des documents physiques qui n’ont pas de valeur.
La numérisation offre un gain de temps, un gain d’espace et un partage de l’information avec le public. 

L'usage et la portabilité

D’une part, l’usage final du fichier est très important pour le choix de la numérisation. Le type de numérisation change en fonction du type de document à numériser. 
D’autre part, il est nécessaire de choisir aussi le bon format d’enregistrement. On parle alors de portabilité.
En effet, un texte « basique » ne privilégie pas une numérisation avec une excellente qualité d’image mais plutôt une portabilité moindre. C’est-à-dire qu’il doit en résulter un fichier « léger » et donc, un format de petite taille.
En revanche, les documents numérisés pour la sauvegarde ou la reproduction impliquent une résolution haute définition. Et les documents numérisés pour le web impliquent une basse résolution qui les rend inutilisables d’un point de vue « technique » à l’impression. 

Le problème de l'optimisation des images pour le web 

Aujourd’hui nous sommes nombreux à publier régulièrement des photos sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram). Prenons l'exemple de Facebook qui revient le plus souvent. Lorsque nous postons des photos sur Facebook nous ne nous soucions pas de la compression de l’image puisqu’ils s’occupent de le faire. Mais on peut facilement le deviner, on obtient un piètre résultat. Après tout, comme le dit le dicton, "on n'est jamais si bien servi que par soi-même"!
Cependant, on ne peut plus faire « comme si » dès que l’on veut publier des photos sur un site internet. Nous devons les compresser nous-même sans faire trop de dégâts. Soit la photo est trop compressée et bonne chance à celui ou celle qui souhaite y déchiffrer quelque chose, soit la photo est en trop haute définition et mettra trop de temps à charger et les internautes fermeront la page avant. 

Voici un exemple illustré: 




Comment obtenir la meilleure qualité d’image possible tout en ayant une portabilité optimale ?

Il faut mettre le bon nombre de pixels. Je suis persuadée que la plupart d’entre vous se disent  « plus facile à dire qu’à faire ». Une image numérique est une matrice (tableau) de pixels (abréviation anglaise de la locution « picture element »). L’image numérisée est souvent schématisée à l’aide d’un quadrillage dont chaque point représente un pixel. Dans le jargon informatique on parle de « bitmap » ou « pixmap », ce qui se traduit littéralement en français par « carte de pixels », plus connu sous le nom d’ « image matricielle ». La résolution est une valeur qui exprime le nombre de pixels par unité de longueur de référence. Cette unité de longueur correspond au pouce (« inch » en anglais). La résolution, mesurée en pixels par pouce (ppp), décrit la finesse des détails d’une image bitmap. Plus les pixels sont petits et groupés, meilleure est la résolution tels que le montrent les quadrillages ci-dessous: 





Si vous téléchargez une image de 4000 pixels sur un blog, elle s’affichera à 600 pixels (largeur standard d’un article de blog). La photo sera donc trop grande et ralentira le chargement de la page. Pour résoudre ce problème le mieux est d’aller sur Photoshop, dans l’onglet Image puis dans Taille de l’image et de réduire au bon nombre de pixels. 

Il ne faut pas oublier que le choix de compression dépend essentiellement de l’usage final de l’image numérisée.


Une fois que l'image est à la bonne taille, sous quel format faut-il l'enregistrer ? 

Le format d’enregistrement est capital pour le poids du fichier (sa portabilité). Une fois que le fichier numérique est compressé, se pose la question du « format de fichier » qui est bien différent du concept de « définition/résolution » dans le cadre du format de l’image que nous avons détaillé précédemment. Les formats de fichiers sont désignés par des suffixes de trois lettres: « .JPG », « .GIF », « .TIF », « .PNG » qui leur permettent d’être reconnus par différentes applications informatiques. 

Afin d’éviter de s’embarquer dans les spécifiés que recèlent les types de compressions, nous allons nous contenter de faire simple, en réduisant les types de compressions à deux grandes catégories:

  • La compression conservative, qui, comme son nom l’indique, permet de conserver les données de l’image intactes. 
  • La compression non-conservative qui certe fois, cause une perte de données de l’image. 

Lorsqu’on va penser « perte de données », on va forcément penser « négatif ». Pourtant, on peut y trouver du bon. En effet, l’avantage d’une compression non-conservative se résume à l’allégement de la taille des fichiers images permettant ensuite une meilleure circulation sur le web et un gain d’espace de leur stockage sur un disque dur, par exemple. Et le format JPG est le candidat idéal pour ce type de compression. 

Puis nous avons les formats de compression conservative: le « .TIF » est adapté pour le traitement des images en haute qualité. Le GIF permet une compression sans perte d’informations mais ne supporte qu’une palette de 256 couleurs contre 16 millions en JPEG. Enfin, le PNG est de plus en plus utilisé sur le web pour diffuser des images de bonne qualité et il surpasse d’ailleurs le format GIF. 




24 décembre 2016

Histoire de l'art à lire pour devenir plus savant en 2017

Je m'y prends un peu tard (comme d'habitude), mais je ne résiste pas à l'envie de vous faire part d'un livre facile d'accès, très bien écrit, pour comprendre l'histoire de l'art et savoir comment s'articule les mouvements artistiques les uns par rapport aux autres.

L'auteur Ernst Gombrich (1909-2001), historien de l'art (lire sa biographie sur Wikipédia), explique de manière très fluide et simple l'histoire de l'art, de l'antiquité à aujourd'hui. C'est un peu l'histoire de l'art pour les nuls, très bien écrit, très didactique et très plaisant à lire. A chaque chapitre, on découvre, on apprend et on a le sentiment d'être moins ignorant et légèrement plus savant.



Pour se convaincre de la qualité de cet ouvrage et de son intérêt, il suffit de lire les commentaires des lecteurs sur Amazon.fr. Les commentaires sont nombreux et élogieux. Quand j'ai commencé à développé le contenu et la promotion du site Repro-tableaux.com en 2002, j'ai commencé à lire ce livre. Il m'a permis de comprendre et d'apprécier, à la fois les divers styles et époques artistiques (http://www.repro-tableaux.com/a/styles-artistiques/) mais également les particularités des différents artistes (http://www.repro-tableaux.com/a/artistes-peintres/).

Ainsi, avant de faire vos achats sur www.repro-tableaux.com, je vous suggère de lire ce livre. Pour en savoir plus, vous pouvez lire sa description sur Wikipedia.

Si c'est trop tard pour faire un cadeau pour Noël, la lecture de ce livre peu au moins faire partie de vos bonnes résolutions pour 2017.

Bonne lecture !