2 décembre 2016

Reproduction, une traduction qui met en lumière l'essentiel

Un historien de l'art, Charles Blanc (1813-1882), disait du graveur Marcantonio Raimondi :

"Il conçoit (la gravure) comme une traduction concise qui met en lumière l'essentiel (...)"


TRADUCTION ET INTERPRÉTATION DES OEUVRES D'ART

Par cette description du travail d'un graveur qu'il apprécie tout particulièrement, il donne une bonne définition du métier de fabricant de reproductions. C'est un travail de traduction et comme tout travail de traduction de texte, elle ne sera jamais parfaite, jamais exactement identique au texte original et inclue toujours une dimension d'interprétation propre à la personne qui fait la traduction.

Ensuite, le travail du traducteur est de chercher la plus grande fidélité, but ultime qui ne peut être atteint. Toutefois, son travail peut être considéré comme une réussite dès lors que l'essentiel est bien rendu, même s'il peut s'arranger avec certains détails à sa convenance. Il peut souhaiter modifier certains aspects de l'oeuvre pour un rendu plus esthétique, aux yeux du graveur.

Cette interprétation n'est pas uniquement "volontaire". Elle est surtout le résultat de la sensibilité du graveur autrefois, ou de l'infographie d'aujourd'hui. Dans son ouvrage L’Art et l’illusion, l’historien de l’art Ernst H. Gombrich (1909-2001) exprime clairement cette notion d’interprétation inconsciente que développe le graveur durant son travail de retranscription. Il compare ainsi une lithographie de la cathédrale de Chartres réalisée en 1836 par Robert Garland avec un cliché photographique du XXe siècle, et montre comment l’artiste, malgré une grande habilité et une finesse importante des détails, transforme la réalité observée : « Mais en fin de compte, il ne parvient pas lui non plus à s’affranchir des servitudes imposées par ses préférences personnelles et par le point de vue de son époque. [...] Ainsi, considère-t- il Chartres comme un ensemble gothique, avec des arcs en ogive, et il déforme les baies romanes de plein cintre de la façade ouest...18 ». 


VERS UNE ÉTUDE SCIENTIFIQUE DES OEUVRES D'ART GRÂCE À LA PHOTO


Cette liberté d'interprétation des oeuvres s'est peu à peu réduite avec l'apparition de la photographie, qui permettait un rendu plus réelle de l'oeuvre originale, plus objective.

L’historien de l’art français Émile Mâle (1862-1954) écrit : 

« On peut dire que l’histoire de l’art, qui était jusque-là la passion de quelques curieux, n’est devenue une science que depuis que la photographie existe. [...] La photographie a affranchi en partie l’œuvre d’art des fatalités qui pèsent sur elle, de la distance, de l’immobilité. La photographie a permis de comparer, c’est-à-dire de faire une science...». 

En effet, le recours à l’outil photographique a profondément contribué à la transformation de l’histoire de l’art en une discipline scientifique. Ainsi, parce qu'elle a permis une meilleure diffusion des oeuvres d'art, la photographie a permis le développement de cette science. Les oeuvres d'art sont devenues accessibles au plus grand nombre, avec une fidélité suffisante pour que l'essentiel soit reproduit.

L'avénement de la photographie annonce-t-il la fin de la dimension d'interprétation lors de la reproduction des oeuvres d'art ?


VERS LA FIN DE L'INTERPRÉTATION DES OEUVRES ORIGINALES ?

Mais bien que les photographies soit venues supplanter les reproductions photographiques, le travail des infographies actuels contient toujours cette dimension d'interprétation, puisqu'ils ont à leur disposition tous les outils nécessaires au traitement des images : contours, détails, couleurs... Les possibilités d'interprétation ne manquent pas.

Dans un article précédent sur ce blog (article sur l'impression numérique au service de l'art), je détaillais le travail de nos infographies / artistes de l'image d'art. Ils interviennent surtout à la deuxième étape de la fabrication des reproductions de tableaux.

Les 3 étapes de réalisation d'une oeuvre d'art :

  1. étape n°1 : La capture de l'image
  2. étape n°2 : Le traitement de l'image
  3. étape n°3 : L'impression de l'image

Chaque étape est en soit un art afin d'aboutir à une reproduction fidèle :

  • l'art du photographe, 
  • l'art de l'infographie, 
  • l'art de l'imprimeur.
Comme nos infographies n'ont pas les oeuvres originales sous les yeux, un travail d'interprétation s'impose. Ils regardent les ouvrages d'art, comparent entre elles les images et les couleurs d'un même tableau, corrigent certains défauts de la photo...


Ainsi, que ce soit en vue directe de l'originale ou par l'entremise de l'objectif d'une caméra, la reproduction ne peut échapper à l'interprétation. C'est en cela que l'on peut dire que la reproduction est un art.

5 octobre 2016

L'exposition Léonard de Vinci continue...

En avril dernier, je vous présentais le partenariat entre Repro-tableaux.com et Picturall, association souhaitant populariser les oeuvres célèbres de la peinture au plus grand nombre :
http://repro-tableaux.blogspot.fr/2016/04/populariser-les-grands-peintres.html

Après leur exposition pendant 1 mois cet été 2016 au centre Mayol de Toulon (http://www.expopulaire.fr), l'exposition sur les plus grandes oeuvres de Léonard de Vinci continue dans l'église Saint-Louis de Toulon, 3 rue Louis Jourdan, 83000 Toulon.





Dès l'entrée, sur le mur de gauche, les visiteurs peuvent apprécier des reproductions élégamment exposées comme si ces oeuvres avaient été toujours là.


Plus loin, dans la crypte,  6 autres oeuvres de Léonard de Vini sont exposées, avec un éclairage particulièrement réussi pour mettre en valeur la beauté des oeuvres.


Une exposition très réussie et nous espérons qu'elle se poursuivra en d'autres lieux. Un remerciement tout particulier à Jean-Pierre Malaspina pour son enthousiasme et engagement.

Nous vous rappelons que l'ensemble des oeuvres de Léonard de Vinci sont disponibles sur Repro-tableaux.com : http://www.repro-tableaux.com/a/leonard-de-vinci.html

Cette exposition est ouverte gratuitement au public jusqu'en novembre 2016.


30 septembre 2016

Les 8 critiques qu'on peut faire aux reproductions de tableaux

Le mémoire sur les pratiques de l'image numérique en histoire de l'art que j'ai trouvé sur internet, est très instructif et me donnera des arguments supplémentaires pour répondre aux nombreux internautes qui n'apprécie pas que les oeuvres d'art soient diffusées sous forme de reproduction.

Je vais toutefois commencer par apporter de l'eau au moulin des détracteurs des reproductions de tableaux en donnant les 8 critiques principales que l'on peut faire à une reproduction.

En général, des personnes vont me dire que les reproductions "c'est pas bien", "que les oeuvres originales c'est mieux", "que Repro-tableaux.com fait du tort aux artistes contemporains", etc. J'aurais tendance à dire que ces critiques maintes fois entendues sont, non seulement évidentes (qui ne préfèrerait pas avoir une oeuvre originale de Monet plutôt qu'une reproduction), mais un peu courtes.

On pouvait dire.... oh ! Dieu !... bien des choses en somme...

Voici donc les critiques que l'on peut faire aux reproductions de tableaux. Je vais me les servir moi-même, comme dirait Cyrano, puisque les détracteurs de Repro-tableaux.com n'ont pas encore réussi à articuler le quart de la moitié du commencement d'une.

Pour mettre en perspective le contexte dans lequel pourrait se faire ces critiques, je vais tout d'abord parler de l'évolution du rapport des humains aux oeuvres d'art, puis ensuite faire la liste des critiques que l'on peut faire à cette inéluctable évolution.


UNE DÉMATÉRIALISATION DES OEUVRES D'ART : UN NOUVEAU RAPPORT À L'ART

Avec l'apparition de la photographie, les historiens de l'art ont pu approcher l'étude des oeuvres par ce nouveau média, sans avoir à se confronter directement aux oeuvres en question. Et avec l'apparition des images numériques et du développement de l'internet au XXIème siècle, la relation des amateurs d'art a encore été transformées par un usage plus immersif et quotidien de l'outil informatique. On peut à tout moment consulter les oeuvres de Monet, par exemple sur Repro-tableaux.com (http://www.repro-tableaux.com/a/claude-monet.html) sans avoir à se rendre au Louvre à Paris ou à la National Gallery de Londres.

Une "réincarnation" des images sur ordinateur

Les images numérisées ont permis une dématérialisation des médiums traditionnels. Une sorte de réincarnation des oeuvres se réalisent sur les écrans d'ordinateurs, tablettes ou téléphones grâce à leur large diffusion par le réseau internet.

Ce rapport distancié aux oeuvres d'art est critiqué aujourd'hui, comme ça l'a été précédemment avec l'usage de la photographie. Donc, rien de nouveau ! Les critiques ont regretté l'abandon d'une approche physique aux oeuvres, aux tableaux, aux sculptures au profit d'une simple reproduction.

La différence est que les images dématérialisées sont désormais disponibles en très haute définition, permettant de décrypter une oeuvre dans ses moindres détails. Ces oeuvres peuvent facilement se trouver sur Wikipedia par exemple (L'entrée du port de Marseille, de Claude Joseph Vernet).



Cette réincarnation va même encore plus loin. En plus de visualiser les oeuvres, on peut visiter les musées. Google met à disposition sa technologie de vision 360° de Street View pour obtenir une vue intérieur au musée. Ainsi, on peut visiter  le City Museum de Mumbai en Inde grâce à Google (https://www.google.com/culturalinstitute/). Les visites en 3D de musées (ou d'autres établissements) se développent grâce à une technologie très répandues (via votre smartphone, grâce aux vues en 3D sur le réseau social Facebook...).

L'évolution de la technologie ne fait qu'amplifier la tendance.


Une diffusion des oeuvres d'art amplifiée

La tendance décrite permet, comme toutes les techniques antérieures de reproductions des oeuvres (dessins, estampes, gravures...), de répandre les créations et d'assurer leur diffusion au plus grand nombre. Certains artistes de la Renaissance, comme Mantegna, ont assuré leur notoriété, non seulement par leur talent, mais également par son investissement dans la gravure à des fins de diffusion. Lors de la Renaissance italienne comme aujourd'hui, augmenter la diffusion de l'art est bien d'un effet voulu de la fabrication de reproduction de oeuvres d'art. Voici le principal effet positif.



LES CRITIQUES DES EFFETS DE LA DÉMATÉRIALISATION 

Oeuvre dématérialisée, diffusion instantanée à l'échelle mondiale : la perception des oeuvres ne se fait presque plus que par les ordinateurs (à l'exception des fois où l'on se rend dans les musées). C'est la conséquence de la meilleure diffusion des oeuvres d'art.

Le recours à un media (photographie ou ordinateur, pour reprendre les techniques les plus récentes) pour apprécier une oeuvre ne va pas sans effet : ce n'est pas la même chose d'être face à une oeuvre d'art dans un musée pour la regarder que d'être face à son ordinateur. On est tous a priori d'accord. La théoricienne de l’esthétique Barbara E. Savedoff expose en huit points les effets et les conséquences du recours aux reproductions photographiques (par analogie au médium numérique) pour étudier un tableau.



1ère critique : la non-fidélité des couleurs
Depuis l'apparition des techniques de reproduction, quelles soient faites à la main par des copistes ou avec des appareils photographiques, la non-fidélité des couleurs. En effet, la vérité chromatique est une notion relativement instable dans le domaine des images. Tout dépend de la capture de l'image, du traitement de l'image et de la restitution de l'image (voir notre article précédent d'avril 2015 : https://repro-tableaux.blogspot.fr/2015/04/limpression-numerique-au-service-de-lart.html)

2ème critique : la différence sensible entre la texture et la matière 
La différence entre la texture et la matière d’un tableau comparée à celle plate et brillante du papier ou de l’écran d’ordinateur est une source légitime de critique des reproductions. La matière utilisée par le peintre pour réaliser son oeuvres (la matière et texture du support combinée avec les couleurs posées sur le support) fait partie de l'identité et des caractéristiques de l'oeuvre, cela se comprend. Tout comme il est impossible de restituer parfaitement les couleurs, il est également impossible, malgré tous les efforts du reproducteur, de restituer parfaitement la texture et la matière de l'oeuvre.

  
3ème critique : la perte d’échelle d’une œuvre d’art 
Lorsque celle-ci est reproduite, c'est rarement au format original (par exemple, lors d'une reproduction dans un livre ou sur un ordinateur). Il y a une perte d'échelle de l'oeuvre d'art. L'auteur, Savedoff, parle de "perte d’impact des objets d’art de grande taille sur le regardeur". Ainsi, toute reproduction d'une peinture de la chapelle Sixtine n'aura forcément pas le même effet qu'en grandeur réelle. Pareil pour "La rond de nuit" de Rembrandt, dont la taille originale est de 363 x 437 cm au Rijksmuseum d'Amsterdam. Toute reproduction, aussi jolie et réussie soit-elle, n'aura pas le même effet de grandeur si elle est reproduite en plus petit format. D'où me risque de dénaturation de l'oeuvre.


4ème critique : la perte de la présence physique de l’objet d’art
La reproduction de l’original n’est qu’une image, une projection de l’œuvre qui réside quelque part en tant qu’objet et qui perd à ne pas être présente lors de son analyse. Cet argument rejoint globalement les précédents en ce que la taille, les formes, les reliefs et les couleurs ne sont pas observés et expérimentés de manière directe par le regardeur.

5ème critique : l’encadrement des tableaux
On peut facilement critiquer le fait que les reproductions de tableaux n'incluent pas l'élément du cadre qui les orne. Ainsi, on finit par s'intéresser davantage à l'image de l'oeuvre plutôt qu'à l'oeuvre d'art dans sa globalité physique (support, image, et cadre inclus). Bien que souvent les encadrements aient été changés au cours des siècles selon les modes (donc, n'ont alors qu'un intérêt relatif pour apprécier l'oeuvre d'art), certaines oeuvres, comme celles de Matisse, sont à considérer dans leur ensemble puisque l'artiste a choisi délibérément un type d'encadrement pour mettre en valeur sa création.

6ème critique : occulter le rôle du mur porteur de l’œuvre d'art
Selon l'auteur, pour apprécier une oeuvre, il convient de considérer également le mur porteur ainsi que l’ensemble de l’architecture qui l'entoure. Sans ces éléments d'architecturaux, cela nuirait à la compréhension des éléments constitutifs de l'oeuvre. On peut relativiser cette critique en remarquant qu'il s'agit, comme pour le cadre, d'un élément constitutif secondaire de l'oeuvre. En effet, les oeuvres ont souvent voyagé et changé, de fait, de lieux d'exposition.

7ème critique  la mauvaise orientation du regard  Lorsque ce dernier est focalisé sur la lecture d’une reproduction dans un livre, il aborde l'oeuvre de front. Ce point de vue modifie l’impression normalement conférée par l’œuvre quand elle ne surplombe pas son observateur par un accrochage surélevé. L'oeuvre perd de son aspect magistral, souvent à son détriment. C'est désormais l'observateur qui domine l'oeuvre, et non l'inverse.


 8ème critique : la perte du rapport entre la proximité et la distance de l’œuvre
L’observateur ne pouvant se déplacer physiquement pour apprécier pleinement les jeux de matières et l’illusion que confère la composition, est de ce fait obligé de se contenter de la vue unique que lui impose la reproduction photographique, immuable, dont il dispose.
  

Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit si vous aviez un peu de lettres et d'esprit.

Sources :
https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/220/files/2010/09/Mémoire_M2_S.Bachelier.pdf

29 juillet 2016

Un air de vacances avec les plus beaux paysages marins

L'été est là, et avec lui l'envie de nous échapper de la grisaille de la ville pour profiter du beau temps. Pour créer une ambiance de vacances à l'intérieur de la maison, il suffit de suivre quelques conseils déco très simples: un coquillage sur l'étagère, une table recouverte d'une nappe bleue et l'image d'une côte lointaine sur les murs.

Voici notre sélection des plus beaux paysages marins jamais peints:


































7 juin 2016

Habillez votre extérieur avec Repro-tableaux

L’été approche, reboostez vos terrasses et jardins en créant un véritable salon à ciel ouvert avec les oeuvres de Repro-tableaux.com.




      Le manque de place n’est pas un frein à votre esprit avant-gardiste, décorez vos murs extérieurs et adoptez l’art outdoor. Grâce aux impressions sur aluminium et plexiglas,  il est désormais possible de donner de la vie aux murs de vos vérandas et balcons. Ces matériaux étanches et résistants aux UV permettent d’exposer vos tableaux à l’extérieur en toute sérénité. Repro-tableaux.com propose plus de 250.000 tableaux de toutes les époques et styles artistiques, imprimés sur mesure et sur différents supports. Il y en a pour tous les goûts: optez pour le plexiglas pour un rendu brillant qui illuminera votre décoration murale ou préférez l’impression sur aluminium pour une finition mate et élégante. Voilà l’antidote contre une ambiance outdoor impersonnelle!

Quand l’artisanat rencontre la technologie

Fort d’une expérience de plus de 13 ans, Repro-tableaux.com a su concocté la recette parfaite pour des reproductions de tableaux de qualité en alliant le savoir-faire artisanal et la haute technologie. 

La précision de la prise de vue, des retouches de couleurs, des jets d’encre et de l’imprimante ne sont cependant pas les seuls garants d’une belle reproduction. L’expertise, l’expérience et le talent des graphistes, imprimeurs et encadreurs sont également déterminants. 

Cette union permet de personnaliser la décoration murale et de rendre l’art accessible à tous.

Pour tous ceux qui recherchent une oeuvre issue de ce mariage entre travail artisanal et technologie de pointe, l'aluminium et le plexiglas sont les supports idéaux pour avoir une touche de modernité chez soi.



26 avril 2016

Populariser les grands peintres : le partenariat entre Repro-tableaux.com et Picturall

Dans le cadre de l’expo-pulaire qui aura lieu cet été à Toulon, Repro-tableaux.com a récemment noué un partenariat avec l’association PicturAll. Une rencontre a été organisée entre les représentant de l'association PicturAll (Jean-Pierre Malaspina, son président, et Guillaume Kientz, membre de l'association et conservateur au musée du Louvre) et les représentant de Repro-tableaux.com (Hardy Schulz, propriétaire du site, et Jean-Gérard Anfossi, responsable du site Repro-tableaux.com, en Allemagne, à Hambourg, le 8 avril dernier.

L'objet du partenariat est de créer une collaboration "gagnant-gagnant" :
  • PicturAll souhaite développer un nouveau type d'exposition permettrant au plus grand nombre d'avoir accès à des oeuvres d'art classiques.
  • Repro-tableaux.com, leader européen de reproductions et copies de tableaux, fournit à cette association les répliques des oeuvres d'art  à exposer (peintures et dessins) et souhaite montrer la qualité des ses fabrications.


De gauche à droite :
Jean-Gérard Anfossi (Repro-tableaux.com), Hardy Schulz (Kunstkopie.de), Guillaume Kientz (PicturAll), Jean-Pierre Malaspina (PicturAll)

Le premier événement culturel organisé en collaboration entre PicturAll et Repro-tableaux.com est destiné à célébrer le 500e anniversaire de l’arrivée de Léonard de Vinci en France : cet événement est baptisé "Léonard, l'expo-pulaire", du 18 juillet au 20 août 2016. Cette exposition présente un tout nouveau concept car elle est accessible à tous par sa gratuité et sa localisation dans un lieu public très fréquenté : le centre Mayol de Toulon.

L’association Picturall fait appel aux nouvelles technologies pour guider les visiteurs et de permettre aux personnes qui ne seront pas présentes de visualiser les œuvres. Une vingtaine d'oeuvres de Léonard de Vinci, retraçant les grandes étapes de sa vie, seront présentée au sein du centre commercial Mayol. Près de chaque oeuvre, des QR-codes renverront vers les pages du site web de l'exposition, avec une présentation des oeuvres et de leur contexte de création. Ce parcours de découverte de Léonard de Vinci se divisera en 10 étapes, constituant le parcours proposé pour l'exposition :
  1. Son enfance (1452-1469)
  2. L'apprentissage dans l'atelier de Verrochio (1469-1476)
  3. Ses premiers tableaux à Florence (1478-1482)
  4. A Milan au service des Sforza (1482-1499)
  5. Le mythe de la Joconde
  6. La Cène (1494-1498)
  7. Le cheval de Léonard
  8. A travers l'Italie : Mantoue, Venise, Florence, Milan, Rome (1499-1516)
  9. L'exil en France (1516-1519)
  10. Les carnets de Léonard


Les tableaux présentés dans ce parcours de découverte proviendront tous du catalogue des oeuvres de Léonard de Vinci présentes sur le site Repro-tableaux.com. Vous pouvez retrouver plus de 300 oeuvres du maître sur la page suivante :


Grace aux reproductions de tableaux de Repro-tableaux.com et à l'initiative de PicturAll, toutes les œuvres du célèbre peintre seront présentes et exposées, ce qui aurait été parfaitement irréalisable sans l'utilisation des techniques modernes de reproductions du site Repro-tableaux.com ! La qualité des reproductions de tableaux permet en plus d'apprécier à sa juste valeur les oeuvres de Léonard.

Tous les ingrédients sont réunis pour assurer le succès d'une exposition culturelle populaire !


Léonard l'expo-pulaire


Afin de suivre l'avancement du projet, nous vous invitons à vous rendre sur la page Facebook de l'événement.


Enfin, pour ceux qui voudraient soutenir cette initiative, l'association PicturAll a tout prévu : une opération de crowdfunding est proposée via la plateforme de collecte de dons Helloasso.

Page de collecte de dons sur Helloasso




16 mars 2016

Oeuvre numérisée et développement d'un art de masse.



Nous avons souvent à faire à des internautes dus site Repro-tableaux.com qui font les remarques suivantes et qui nous disent : 
"ce que vous faites, ce n'est pas de l'art !"
"vous faites du mal aux oeuvres d'art !"
"votre activité nuit à celle des artistes contemporains" ....

J'en passe, et des meilleures ! Parfois, ce sont presque des insultes. 

Ma réponse la plus classique est de rappeler à mes interlocuteurs qu'ils ne s'offusquent pas, a priori, qu'on écoute depuis deux siècles (1807, l'anglais Thomas Young invente le disque), des enregistrements de musiciens et de chanteurs (disques, cassettes, DVC, fichiers mp3).  Pourquoi en serait-il autrement avec les reproductions des oeuvres visuelles ?

Mais après une petite recherche sur internet, j'ai pu trouver quelques arguments  pour "détendre" mon activité de vendeur de reproduction de tableaux auprès de ces personnes énervées.


LA PREMIÈRE OEUVRE "DIGITALE" DATE DE 1642

Tout d'abord, on découvre, grâce à l'auteur Williams Irvins, qu'il existe des liens étroits entre les sciences, l'art et la théologie dans l'invention par la Renaissance des premières images calculées. Les artistes et les scientifiques ont cherché tous les moyens de calcul disponibles pour essayer de reproduire des oeuvres à l'identique. La numérisation par l'ordinateur n'est ainsi pas une nouveauté mais plutôt l'accélération de ce mouvement ancien.

On attribue la première gravure "digitale" à un allemand, Ludwig Von Siegen, en 1642. Le procédé utilisé consiste à marquer toute la plaque à l'aide d'un instrument appelé berceau, fait de petites dents aiguës qui creusent une multitude de petites trous, l'équivalent de pixels aujourd'hui. On peut assimiler cela à la première pixélisation de l'image pour aboutir à une reproduction fidèle.

Cette entreprise de reproduction ne date donc pas d'hier. La volonté de reproduire a toujours existé ! La seule différence est qu'aujourd'hui, on le fait mieux, plus rapidement et à des coûts peu élevés (voir mon article précédent sur "l'impression numérique au service de l'art").



LES CRAINTES LIÉES À LA DÉCHÉANCE DE L'AURA DE L'OEUVRE

En fait  ce qui gène certaines personnes, c'est que la technologie moderne (la reproduction numérique d'images pour ce qui concerne le site Repro-taleaux.com) porte atteinte aux critères intrinsèques de l'aura, qui est ce qui définit l'oeuvre d'art traditionnelle, selon l'auteur Yannick Maignien. Ainsi, traditionnellement, l'aura d'une oeuvre est constituée de des critères d'authenticité , d'originalité ou la non-copie, de séparation de l'auteur et du lecteur (ou du spectateur). Ces critères ne sont aujourd'hui plus de mise.

Ainsi, pour certains, si une oeuvre ne répond pas à ces critères, ça n'est pas une oeuvre d'art. La reproduction ne serait qu'une dénaturation.



UN PROBLÈME DE PERCEPTION DE L'ART

Dans l'esprit collectif, on aurait une approche matérialiste de l'art, selon Walter Benjamin. On accepte l'expression de l'art dans la forme technique dans laquelle elle a été produite. La projection d'images animées au cinéma ne pose pas de problème, puisque l'oeuvre a été conçue ainsi. De même, personne ne voit rien à redire de la diffusion d'une oeuvre créée à partir d'un logiciel informatique sur internet et sur les réseaux sociaux.

En revanche, la reproduction n'est pas l'identique, elle contribue à une "déchéance de l'aura" qui dissout l'oeuvre. Ainsi, le critère d'authenticité cesse d'être applicable à la production artistique, et l'ensemble de la fonction sociale de l'art se trouve renversé.


DES OEUVRES D'ART DESTINÉES À LA REPRODUCTIBILITÉ

Ce qui gène nos contemporains, c'est que l'oeuvre d'art reproduite devient reproduction d'une oeuvre d'art destinée à la reproductibilité. 

(à compléter)


Sources :

http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/oeuvre-art-sa-reproduction-numerique-01-01-1998-88354
http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1996-01-0016-002
https://archive.org/stream/printsandvisualc009941mbp#page/n7/mode/2up



Quelques références bibliographiques sur l’art numérique, pour aller plus loin :
  • Christiane Paul, L’Art numérique, Thames & Hudson, 2008.
  • Nicolas Bourriaud, Esthétique relationnelle, Les Presses du Réel, 1998.
  • Joline Blais & Jon Ippolito, At the edge of art, Thames & Hudson.
  • Richard Colson, The Fundamentals of Digital Art, Ava, 2007.
  • Bruce Wands, L’Art à l’ère numérique, Thames & Hudson, 2007.
  • Edmond Couchot, Norbert Hillaire, L’Art numérique, Champs-Flammarion, 2009.
  • Florent Aziosmanoff, Living Art, L’Art numérique, CNRS Editions, 2010.
  • Williams M. Irvins, Prints and Visual Arts, Harward University Press, 1993.