24 avril 2017

Bien photographier les oeuvres d'art

Pour pouvoir fabriquer de belles reproductions, il faut avoir à disposition de belles photographies des tableaux et oeuvres originales. Avoir de belles photos ne suffit pas seulement à faire de belles reproductions mais à présenter notre travail: site internet, notamment. Ou l'artiste lui-même peut souhaiter créer une réplique photo destinée à un communiqué de presse, un catalogue, par exemple.

Aujourd'hui je vais aborder un thème un peu plus technique en vous donnant quelques petits conseils pour bien photographier vos tableaux. Pas de panique, si j'écris cet article c'est parce que l'on est pas nécessairement des professionnels de la photo mais que l'on peut se permettre de faire de belles photographies en respectant quelques règles fondamentales.

On peut choisir de photographier ses tableaux en intérieur ou en extérieur.
Je vais vous expliquer brièvement comment procéder.

  • Photographier vos tableaux en intérieur 
Il est évident que la lumière artificielle est plus facile à contrôler que la lumière du jour. Deux lumières situées à quelques mètre et égale distance sur chaque côté du tableau, éclaireront sa surface de façon régulière (comme l'illustre l'image ci-dessous)


Pour éviter les reflets, il faut placer les lumière à hauteur du tableau ou au dessus et éviter d'avoir une fenêtre face au tableau ou des objets qui seraient réfléchis dans le brillant de la surface peinte. 

  • Photographier vos tableaux en extérieur 
Pour commencer, il vaut mieux photographier vos tableaux à l'extérieur par beau temps ou ciel blanc mais pas nuageux. De préférence, entre 10h et 15h car avant et après la lumière est dorée. La lumière naturelle extérieure donnera un meilleur rendu qu'à l'intérieur avec un flash.
Faites attention au positionnement de l'oeuvre. En effet, il faut éclairer l'oeuvre de façon à ce qu'il n'y ait aucune ombre sur sa surface. Trop d'ombre rendrait les couleurs froides et bleues et les emplacements trop ensoleillés donneraient des couleurs trop vives et jaunes.

  • Utiliser un trépied photo
Vous aurez plutôt intérêt à utiliser un trépied pour stabiliser votre appareil et réaliser un bon cadrage. Si vous n'en n'avez pas, prenez une chaise ou un tabouret à hauteur du tableau.

  • Positionner l'appareil 
Il faut qu'il soit en face du centre du tableau, assez logique. pour ne pas faire "au pif", je vous conseille de coller des bandes ruban au sol (et les masquer) qui formeront un "T". 
C'est-à-dire que une sera en face du tableau et l'autre perpendiculaire à cette dernière qui représente l'axe au-dessus duquel sera placé l'appareil.

  • Positionner la toile 
Normalement vous devriez avoir un chevalet, vous l'utiliserez donc pour fixer le tableau verticalement. Une autre petite astuce: mettez une planchette dans la rigole du chevalet afin de rehausser le tableau, que la base ne soit pas cachée par le support.

  • La prise de vue 
Ayez un bon angle de prise de vue. Il faut donc bien centrer la caméra sur le tableau et incliner la caméra selon l'inclinaison du tableau. Par ailleurs, vérifier les réglages "ISO" de l'appareil (sensibilité des capteurs) et pour éviter l'effet du "bruit", réglez la sensibilité des "ISO" en sélectionnant un petit nombre. Je vous recommande un ISO de 200 pour photographier les tableaux.

  • Retirer la vitre du tableau 
Ensuite, il est préférable de retirer le tableau de son cadre et d'enlever le vitrage de protection afin d'éviter les reflets qui seront inévitables.

  • Ne pas mettre de flash 
Et contrairement aux idées reçues, le flash c'est comme les antibiotiques, ce n'est pas automatique. Oui, parce que le commun des mortels a tendance à croire que le flash c'est magique. Mais non, il faut éviter de le mettre car il y a aura des points lumineux sur la photo qui seront impossible à corriger.

  • Vérifier que les bords soient parallèles 
Veillez à cadrer votre image sur les bords du tableau et qu'ils soient parallèles.
Sélectionnez la qualité d'image la plus fine en 300 dpi.

  • La partie "post-production"
Archivez les photos dans l'ordinateur, puis intitulez votre dossier du nom de l'oeuvre qu'il contient et sélectionnez les photos que vous souhaitez retoucher à l'aide de Photoshop ou autre logiciel de traitement de l'image.

Voici une image qui résume de façon schématisée ce que j'ai décrit:



A vos appareils !



13 avril 2017

Décoration: comment adopter le bleu pour cet été ?

Les couleurs constituent l'essence même de l'atmosphère. Quel que soit l'endroit où l'on se trouve, l'atmosphère agit instantanément sur nous. Cela peut aussi bien inspirer de la fraîcheur et de la gaieté que de la morosité. Ce n'est pas forcément la taille ou la forme d'une pièce qui font ce qu'elle est mais les couleurs qu'on choisit d'y mettre.

Lorsqu'on parle couleurs, on a tendance à penser uniquement à la couleur des murs, qui, je vous l'accorde, reste un élément capital mais on peut très bien penser aux accessoires de décoration. Et vous vous doutez bien de ce dont je veux parler: les tableaux, bien sûr ! Et en vue de l'été qui approche, j'ai choisi des oeuvres issues de la collection "Un air maritime" disponible sur: https://fr.pinterest.com/reprotableaux/un-air-maritime/.

Le bleu est une couleur qui se fondra à merveille dans le décor de votre maison en cette période estivale qui approche à grands pas car elle est symbole de fraîcheur, de beauté et d'éclat.
Cela dit, le bleu est une teinte plus complexe qu'il n'y paraît car elle peut être couleur du ciel ou de la mer mais aussi du froid et de la tristesse. Aujourd'hui le bleu se combine très bien avec plusieurs pièces de la maison, notamment dans la chambre de ceux qui ont du mal à s'endormir car c'est aussi une couleur sédative ou dans la salle de bain puisqu'il rappelle l'eau. En revanche, cette teinte est à éviter dans la cuisine ou la salle à manger ne correspondant pas du tout à l'aspect "alimentaire".

Le bleu connote le ciel et la mer et il symbolise le rêve, la sérénité, la fraîcheur, l'harmonie avec l'environnement qui nous entoure et surtout le voyage ! Le mélange parfait pour accueillir l'été ! Le bleu est recommandé pour tous ceux qui aimeraient que les pièces paraissent un peu plus grandes. Si vous choisissez des oeuvres ayant le bleu foncé comme couleur dominante, il est préférable de trancher avec du blanc ou du beige. En revanche, notez que le bleu ciel (turquoise, cyan) se marie à la perfection avec le marron et le gris minéral, combinaison idéale pour la chambre ! 






Optez pour un moment créatif en choisissant des oeuvres sur http://www.repro-tableaux.com que vous accrocherez à vos murs. Non seulement vous donnerez du cachet à la pièce mais ce sera aussi l'occasion d'y ajouter votre touche personnel.

Et pour mieux vous orienter dans vos choix, http://www.repro-tableaux.com trie les tableaux par couleurs pour vous ! Vous pouvez aussi lancer voter recherche en combinant jusqu'à cinq couleurs. Si vous voulez que vos reproductions combinent avec la couleur de vos murs, recherchez la couleur dominante de votre pièce afin de trouver des tableaux avec des nuances similaires. 

A vous de jouer ! 

7 avril 2017

Donnez vie à votre cuisine avec une touche d'art !

Si je vous dis qu'au même titre que le bleu, une touche d'art dans votre cuisine serait aussi annonciateur de la période estivale, vous ne me croiriez pas, n'est-ce pas ?
Tout simplement parce qu'on pense automatiquement qu'un tableau doit être accroché au dessus du canapé ou de la cheminée dans le salon ou dans un couloir.

Ne nous voilons pas la face, beaucoup de cuisines sont rustiques ou démodées probablement parce que nombreux sont ceux qui pensent que cette pièce n'a pas d'utilité "esthétique". Ces cuisines peuvent recevoir une touche de modernité et devenir plus lumineuse et conviviale sans forcément passer par une métamorphose radicale grâce à nos reproductions de tableaux. Cela reste malgré tout une pièce maîtresse de la maison alors autant qu'elle soit agréable à vivre !

Une touche de couleur ne peut pas lui faire de mal et à vous non plus, au passage !
Donnez vie à vos murs en allant sur http://www.repro-tableaux.com ! Vous aurez l'embarras du choix en matière de natures mortes ou d'illustrations de fruits et légumes. Et en été c'est carrément l'idéal pour faire revivre la pièce. Comme vous le conseille la petite astuce déco sur http://www.repro-tableaux.com/a/art-dans-votre-cuisine.html, rajouter de vraies plantes sous votre oeuvre sera la cerise sur le gâteau !



6 avril 2017

En quoi la numérisation de l'image est-elle importante dans le travail de reproduction ?

Le sujet dont je vais vous parler aujourd'hui est un peu plus technique que d'habitude. Comme je l'ai expliqué dans un précédent article, trois étapes de bases sont nécessaires à la reproduction d’oeuvres d’art: la capture de l’image, le traitement de l’image et l’impression de l’image. 
On trouve des critiques à foison de la part des internautes quant à la capture de l’image dans le cadre de la reproduction de tableaux; à savoir si les images qui figurent sur le site sont celles qui sont réutilisées à l’impression, surtout en termes de qualité. C’est pourquoi, à travers cet article, je vais vous expliquer ce qu’implique la numérisation de l’image dans le cadre du travail de reproduction. On verra que dans tous les cas de figure, il faut faire des compromis pour obtenir le meilleur « rapport poids/qualité » de l’image. Cela dépend essentiellement du type de fichier à numériser et de l’usage auquel il est destiné. 

Quelques définitions pour s'échauffer... 

Qu'est-ce que la numérisation ? 

La numérisation consiste à créer une copie en mode image à partir d’un document physique existant (texte, image). Si on veut jouer sur les mots, ils ne faut pas confondre les documents « numérisés » avec les documents appelés « informatiques » qui sont crées dès l’origine sur l’ordinateur. 

A quoi sert la numérisation ? 

Je vais brièvement énumérer ses principaux intérêts: 
  • Stocker un volume important d’informations sur un disque dur, par exemple.
  • Sauvegarder des documents physiques abimés.
  • Mettre en ligne un document physique (l’envoyer par mail notamment).
  • Détruire des documents physiques qui n’ont pas de valeur.
La numérisation offre un gain de temps, un gain d’espace et un partage de l’information avec le public. 

L'usage et la portabilité

D’une part, l’usage final du fichier est très important pour le choix de la numérisation. Le type de numérisation change en fonction du type de document à numériser. 
D’autre part, il est nécessaire de choisir aussi le bon format d’enregistrement. On parle alors de portabilité.
En effet, un texte « basique » ne privilégie pas une numérisation avec une excellente qualité d’image mais plutôt une portabilité moindre. C’est-à-dire qu’il doit en résulter un fichier « léger » et donc, un format de petite taille.
En revanche, les documents numérisés pour la sauvegarde ou la reproduction impliquent une résolution haute définition. Et les documents numérisés pour le web impliquent une basse résolution qui les rend inutilisables d’un point de vue « technique » à l’impression. 

Le problème de l'optimisation des images pour le web 

Aujourd’hui nous sommes nombreux à publier régulièrement des photos sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram). Prenons l'exemple de Facebook qui revient le plus souvent. Lorsque nous postons des photos sur Facebook nous ne nous soucions pas de la compression de l’image puisqu’ils s’occupent de le faire. Mais on peut facilement le deviner, on obtient un piètre résultat. Après tout, comme le dit le dicton, "on n'est jamais si bien servi que par soi-même"!
Cependant, on ne peut plus faire « comme si » dès que l’on veut publier des photos sur un site internet. Nous devons les compresser nous-même sans faire trop de dégâts. Soit la photo est trop compressée et bonne chance à celui ou celle qui souhaite y déchiffrer quelque chose, soit la photo est en trop haute définition et mettra trop de temps à charger et les internautes fermeront la page avant. 

Voici un exemple illustré: 




Comment obtenir la meilleure qualité d’image possible tout en ayant une portabilité optimale ?

Il faut mettre le bon nombre de pixels. Je suis persuadée que la plupart d’entre vous se disent  « plus facile à dire qu’à faire ». Une image numérique est une matrice (tableau) de pixels (abréviation anglaise de la locution « picture element »). L’image numérisée est souvent schématisée à l’aide d’un quadrillage dont chaque point représente un pixel. Dans le jargon informatique on parle de « bitmap » ou « pixmap », ce qui se traduit littéralement en français par « carte de pixels », plus connu sous le nom d’ « image matricielle ». La résolution est une valeur qui exprime le nombre de pixels par unité de longueur de référence. Cette unité de longueur correspond au pouce (« inch » en anglais). La résolution, mesurée en pixels par pouce (ppp), décrit la finesse des détails d’une image bitmap. Plus les pixels sont petits et groupés, meilleure est la résolution tels que le montrent les quadrillages ci-dessous: 





Si vous téléchargez une image de 4000 pixels sur un blog, elle s’affichera à 600 pixels (largeur standard d’un article de blog). La photo sera donc trop grande et ralentira le chargement de la page. Pour résoudre ce problème le mieux est d’aller sur Photoshop, dans l’onglet Image puis dans Taille de l’image et de réduire au bon nombre de pixels. 

Il ne faut pas oublier que le choix de compression dépend essentiellement de l’usage final de l’image numérisée.


Une fois que l'image est à la bonne taille, sous quel format faut-il l'enregistrer ? 

Le format d’enregistrement est capital pour le poids du fichier (sa portabilité). Une fois que le fichier numérique est compressé, se pose la question du « format de fichier » qui est bien différent du concept de « définition/résolution » dans le cadre du format de l’image que nous avons détaillé précédemment. Les formats de fichiers sont désignés par des suffixes de trois lettres: « .JPG », « .GIF », « .TIF », « .PNG » qui leur permettent d’être reconnus par différentes applications informatiques. 

Afin d’éviter de s’embarquer dans les spécifiés que recèlent les types de compressions, nous allons nous contenter de faire simple, en réduisant les types de compressions à deux grandes catégories:

  • La compression conservative, qui, comme son nom l’indique, permet de conserver les données de l’image intactes. 
  • La compression non-conservative qui certe fois, cause une perte de données de l’image. 

Lorsqu’on va penser « perte de données », on va forcément penser « négatif ». Pourtant, on peut y trouver du bon. En effet, l’avantage d’une compression non-conservative se résume à l’allégement de la taille des fichiers images permettant ensuite une meilleure circulation sur le web et un gain d’espace de leur stockage sur un disque dur, par exemple. Et le format JPG est le candidat idéal pour ce type de compression. 

Puis nous avons les formats de compression conservative: le « .TIF » est adapté pour le traitement des images en haute qualité. Le GIF permet une compression sans perte d’informations mais ne supporte qu’une palette de 256 couleurs contre 16 millions en JPEG. Enfin, le PNG est de plus en plus utilisé sur le web pour diffuser des images de bonne qualité et il surpasse d’ailleurs le format GIF. 




24 décembre 2016

Histoire de l'art à lire pour devenir plus savant en 2017

Je m'y prends un peu tard (comme d'habitude), mais je ne résiste pas à l'envie de vous faire part d'un livre facile d'accès, très bien écrit, pour comprendre l'histoire de l'art et savoir comment s'articule les mouvements artistiques les uns par rapport aux autres.

L'auteur Ernst Gombrich (1909-2001), historien de l'art (lire sa biographie sur Wikipédia), explique de manière très fluide et simple l'histoire de l'art, de l'antiquité à aujourd'hui. C'est un peu l'histoire de l'art pour les nuls, très bien écrit, très didactique et très plaisant à lire. A chaque chapitre, on découvre, on apprend et on a le sentiment d'être moins ignorant et légèrement plus savant.



Pour se convaincre de la qualité de cet ouvrage et de son intérêt, il suffit de lire les commentaires des lecteurs sur Amazon.fr. Les commentaires sont nombreux et élogieux. Quand j'ai commencé à développé le contenu et la promotion du site Repro-tableaux.com en 2002, j'ai commencé à lire ce livre. Il m'a permis de comprendre et d'apprécier, à la fois les divers styles et époques artistiques (http://www.repro-tableaux.com/a/styles-artistiques/) mais également les particularités des différents artistes (http://www.repro-tableaux.com/a/artistes-peintres/).

Ainsi, avant de faire vos achats sur www.repro-tableaux.com, je vous suggère de lire ce livre. Pour en savoir plus, vous pouvez lire sa description sur Wikipedia.

Si c'est trop tard pour faire un cadeau pour Noël, la lecture de ce livre peu au moins faire partie de vos bonnes résolutions pour 2017.

Bonne lecture !

2 décembre 2016

Reproduction, une traduction qui met en lumière l'essentiel

Un historien de l'art, Charles Blanc (1813-1882), disait du graveur Marcantonio Raimondi :

"Il conçoit (la gravure) comme une traduction concise qui met en lumière l'essentiel (...)"


TRADUCTION ET INTERPRÉTATION DES OEUVRES D'ART

Par cette description du travail d'un graveur qu'il apprécie tout particulièrement, il donne une bonne définition du métier de fabricant de reproductions. C'est un travail de traduction et comme tout travail de traduction de texte, elle ne sera jamais parfaite, jamais exactement identique au texte original et inclue toujours une dimension d'interprétation propre à la personne qui fait la traduction.

Ensuite, le travail du traducteur est de chercher la plus grande fidélité, but ultime qui ne peut être atteint. Toutefois, son travail peut être considéré comme une réussite dès lors que l'essentiel est bien rendu, même s'il peut s'arranger avec certains détails à sa convenance. Il peut souhaiter modifier certains aspects de l'oeuvre pour un rendu plus esthétique, aux yeux du graveur.

Cette interprétation n'est pas uniquement "volontaire". Elle est surtout le résultat de la sensibilité du graveur autrefois, ou de l'infographie d'aujourd'hui. Dans son ouvrage L’Art et l’illusion, l’historien de l’art Ernst H. Gombrich (1909-2001) exprime clairement cette notion d’interprétation inconsciente que développe le graveur durant son travail de retranscription. Il compare ainsi une lithographie de la cathédrale de Chartres réalisée en 1836 par Robert Garland avec un cliché photographique du XXe siècle, et montre comment l’artiste, malgré une grande habilité et une finesse importante des détails, transforme la réalité observée : « Mais en fin de compte, il ne parvient pas lui non plus à s’affranchir des servitudes imposées par ses préférences personnelles et par le point de vue de son époque. [...] Ainsi, considère-t- il Chartres comme un ensemble gothique, avec des arcs en ogive, et il déforme les baies romanes de plein cintre de la façade ouest...18 ». 


VERS UNE ÉTUDE SCIENTIFIQUE DES OEUVRES D'ART GRÂCE À LA PHOTO


Cette liberté d'interprétation des oeuvres s'est peu à peu réduite avec l'apparition de la photographie, qui permettait un rendu plus réelle de l'oeuvre originale, plus objective.

L’historien de l’art français Émile Mâle (1862-1954) écrit : 

« On peut dire que l’histoire de l’art, qui était jusque-là la passion de quelques curieux, n’est devenue une science que depuis que la photographie existe. [...] La photographie a affranchi en partie l’œuvre d’art des fatalités qui pèsent sur elle, de la distance, de l’immobilité. La photographie a permis de comparer, c’est-à-dire de faire une science...». 

En effet, le recours à l’outil photographique a profondément contribué à la transformation de l’histoire de l’art en une discipline scientifique. Ainsi, parce qu'elle a permis une meilleure diffusion des oeuvres d'art, la photographie a permis le développement de cette science. Les oeuvres d'art sont devenues accessibles au plus grand nombre, avec une fidélité suffisante pour que l'essentiel soit reproduit.

L'avénement de la photographie annonce-t-il la fin de la dimension d'interprétation lors de la reproduction des oeuvres d'art ?


VERS LA FIN DE L'INTERPRÉTATION DES OEUVRES ORIGINALES ?

Mais bien que les photographies soit venues supplanter les reproductions photographiques, le travail des infographies actuels contient toujours cette dimension d'interprétation, puisqu'ils ont à leur disposition tous les outils nécessaires au traitement des images : contours, détails, couleurs... Les possibilités d'interprétation ne manquent pas.

Dans un article précédent sur ce blog (article sur l'impression numérique au service de l'art), je détaillais le travail de nos infographies / artistes de l'image d'art. Ils interviennent surtout à la deuxième étape de la fabrication des reproductions de tableaux.

Les 3 étapes de réalisation d'une oeuvre d'art :

  1. étape n°1 : La capture de l'image
  2. étape n°2 : Le traitement de l'image
  3. étape n°3 : L'impression de l'image

Chaque étape est en soit un art afin d'aboutir à une reproduction fidèle :

  • l'art du photographe, 
  • l'art de l'infographie, 
  • l'art de l'imprimeur.
Comme nos infographies n'ont pas les oeuvres originales sous les yeux, un travail d'interprétation s'impose. Ils regardent les ouvrages d'art, comparent entre elles les images et les couleurs d'un même tableau, corrigent certains défauts de la photo...


Ainsi, que ce soit en vue directe de l'originale ou par l'entremise de l'objectif d'une caméra, la reproduction ne peut échapper à l'interprétation. C'est en cela que l'on peut dire que la reproduction est un art.

5 octobre 2016

L'exposition Léonard de Vinci continue...

En avril dernier, je vous présentais le partenariat entre Repro-tableaux.com et Picturall, association souhaitant populariser les oeuvres célèbres de la peinture au plus grand nombre :
http://repro-tableaux.blogspot.fr/2016/04/populariser-les-grands-peintres.html

Après leur exposition pendant 1 mois cet été 2016 au centre Mayol de Toulon (http://www.expopulaire.fr), l'exposition sur les plus grandes oeuvres de Léonard de Vinci continue dans l'église Saint-Louis de Toulon, 3 rue Louis Jourdan, 83000 Toulon.





Dès l'entrée, sur le mur de gauche, les visiteurs peuvent apprécier des reproductions élégamment exposées comme si ces oeuvres avaient été toujours là.


Plus loin, dans la crypte,  6 autres oeuvres de Léonard de Vini sont exposées, avec un éclairage particulièrement réussi pour mettre en valeur la beauté des oeuvres.


Une exposition très réussie et nous espérons qu'elle se poursuivra en d'autres lieux. Un remerciement tout particulier à Jean-Pierre Malaspina pour son enthousiasme et engagement.

Nous vous rappelons que l'ensemble des oeuvres de Léonard de Vinci sont disponibles sur Repro-tableaux.com : http://www.repro-tableaux.com/a/leonard-de-vinci.html

Cette exposition est ouverte gratuitement au public jusqu'en novembre 2016.